J'avais juste envie de pousser un coup de gueule, car comme des milliers d'autres Français, j'ai dû travailler le lundi de Pentecôte.
Cher lundi de Pentecôte,
Bientôt tu n'auras plus la cote
Car, pour tous les salariés, tu ne seras plus férié !
Tu seras même supprimé
Nous devons te sacrifier,
Sous prétexte de solidarité
Avec les personnes âgées.
Elle a bon dos la canicule
Pour nous faire avaler la pilule :
Travaillons, travaillons
Et des taxes, de plus en plus, nous aurons.
Nous aurions dû descendre dans la rue,
Pour défendre ton statut.
Mais tout le monde s'est tu
Car plus personne n'y croit plus ;
Ni travailleurs, ni syndicats
Ne font désormais le poids
Face au pouvoir du patronat
Qui fait ce qu'il veut de l'emploi.
Il eut été plus populaire
De donner un de vos salaires, Messieurs les Ministres et Députés,
Au lieu de nous culpabiliser
En nous disant : "Trop de loisirs, ce n'est pas bon pour l'avenir !"
Nous n'irons plus au bois
Nous promener ce jour-là.
Mais dans les usines et les bureaux,
Nous irons bosser le coeur gros.
Nous ne pourrons plus maintenant
Rendre visite à nos parents
Eloignés par la distance
Dans un joli coin de France.
Vous qui avez eu cette idée, Messieurs les Députés,
Avez-vous donc pensé
A toutes ces personnes âgées
Que leurs enfants pouvaient retrouver
Lors de ces week-ends prolongés ?
Ce sera fini désormais !
Et ne soyez pas étonnés
Qu'il y ait un jour un revers
A cette décision arbitraire.
A vouloir tout casser,
A ne plus rien respecter,
Il est possible et je l'espère
Que vous récoltiez tout le contraire
De ce que vous attendez
En supprimant ce jour férié !
Il nous reste l'espoir encore
Que l'Esprit (de Pentecôte) souffle très fort.
Evidemment ce n'est pas moi qui est écrit ce poème ! Pas assez douée... Mais je le trouve tellement réaliste que je n'ai pu m'empêcher de le partager avec vous !
Mots doux